Les césures, ou coupures de mots, doivent être évitées dans les ouvrages de qualité supérieure. Il est toutefois parfois impossible de s’en passer sans créer des « trous » dans la typo qui viendront briser le calme et la douceur du gris typographique. Entre ces deux écueils, il faut éviter à tout prix de perturber la lecture et donc éviter les blancs qui attireront irrésistiblement l’œil du lecteur. À moins d’en abuser, les traits d’union des césures sont moins perturbants pour la lecture que les lézardes et les trous. Les césures s’imposent donc dans la majorité des publications.
Dans Scribus, il faut d’abord aller dans le dialogue des Préférences pour dicter au programme comment effectuer les césures. Les cases Suggestions de césure et Insère automatiquement les césures en cours de saisie doivent impérativement demeurées décochées sous peine de voir sans cesse apparaître un dialogue interpellant l’utilisateur au moindre mot, ce qui est fort ennuyeux. Par contre, dans la palette propriétés de texte, les champs doivent être renseignés selon les besoins : le Mot le plus court pouvant être coupé et le Nombre de césures consécutives autorisées, le caractère de la césure.
Le Mot le plus court doit être réglé en fonction de la largeur de la colonne et du corps du caractère. Plus la colonne est étroite et plus le corps est gros plus on devra insérer des césures. Il faut donc permettre à Scribus de s’exécuter et lui donner les moyens de le faire. Le Mot le plus court dans un tel contexte sera peut-être de cinq ou six lettres. À l’inverse, une colonne plus large et encore plus si le corps est petit, permettant à un grand nombre de signes d’occuper une ligne, on restreindra la marge de manœuvre du logiciel en lui imposant un Mot le plus court de sept, huit, voire 10 lettres.
Le Nombre de césures consécutives autorisées dit bien ce qu’il veut dire et encore une fois il s’agit de donner à Scribus une marge de manœuvre suffisante dans un contexte donné. On le voit, ces paramètres doivent faire l’objet d’une attention au cas par cas.